Marc 14. 17-25

Marc 14. 17-25

Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze. Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. » Ils devinrent tout tristes et, l’un après l’autre, ils lui demandaient : « Serait-ce moi ? » Il leur dit : « C’est l’un des Douze, celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »

Méditation

« Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. » La trahison, ou le reniement nous montre bien souvent que notre amour pour l’autre, est insuffisant et qu’il manque de solidité. Judas, et Jésus, s’aimaient. Ils voulaient tous les deux, que le peuple élu par Dieu soit légitimé et respecté. Mais leur route et leur manière d’atteindre cet objectif étaient véritablement à l’opposé l’un de l’autre. Judas Iscariote, prônait une conquête par les armes, la violence, et la guerre. Jésus Lui, voulait un Israël craint et respecté pour sa sagesse, son grand amour, sa connaissance de Dieu, sa bonté et sa miséricorde pour ses ennemis.

Judas était-il conscient de son acte, savait-il qui allait causer la mort de Jésus ? Bien sûr que non ! Nous-même, ne nous arrive-t-il pas d’agir comme Judas ou Pierre au sein de nos communautés ? Actes de rejet, manques d’amour, désirs de trahir, ou de renié nos frères ? Jésus, était pour Judas un frère, avec qui il avait partagé des moments de joies et de peine. Mais dans sa quête de la délivrance du peuple, il pensait qu’en faisant cela, il obligerait Jésus à soulever les foules pour se défendre. Jésus était venu répandre la bonne nouvelle d’un Dieu qui est Père, il était venu apportait la connaissance d’un Royaume ou la violence, et la division, n’existait pas. Un Lieu de paix, de joie et d’amour, sans esclave, ni maitre.

Les divisions qui règnent dans nos églises, montrent que le combat de l’amour n’est pas encore gagné. Il ne tient qu’à nous chrétiens, avec le saint secours de Dieu, que les œuvres d’amour triomphent au milieu du monde. Pour cela il nous faut une véritable crainte de Dieu et un véritable amour pour notre prochain. La route de la Jérusalem céleste est une route d’apprentissage de l’amour, une route où le feu de l’Esprit vient à notre rencontre pour nous purifier de tout mal. Le temps est proche, vivrons-nous comme le désir Dieu le Père, dans son éternité ? Ou bien laisserons nous les chimères de ce monde en déclin, le péché et l’iniquité triompher, et nous entrainer dans le feu de la géhenne ?

En ce jour méditons, sur les conséquences de nos actes. En faisant de nous ses enfants, Dieu a mis en nous toute la capacité et la puissance de son amour. Saurons-nous, nous en servir, pour le bien de l’humanité ou bien le mettrons-nous au service de notre volonté ? Dieu le Père nous fait confiance, sa miséricorde en témoigne. Témoignons, nous aussi de sa grandeur par la fraternité et l’unité de nos communauté et de nos églises. Pour la gloire de Dieu. Amen.