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Méditation

« Seigneur, celui que tu aimes est malade. » Dans cette doléance de Marie et de Marthe, nous pouvons dans un premier temps voir l’insistance sur le verbe aimer. "Celui que tu aimes" si nous rapportons cette phrase à chacun d’entre nous, nous sommes alors, nous aussi individuellement, celui que jésus aime. Jésus aimait Marthe et Marie, ainsi que Lazare. Pourtant il demeura encore deux jours à l’endroit où il se trouvait. Le temps, de Dieu, ne suis pas toujours le fil de notre volonté. « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Quel certitude, quel foi extraordinaire dont fait preuve ici Jésus.

De cette certitude, de cette foi, née le désir d’accomplir la volonté du Père, de ramener Lazare à la vie. « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ? » Jésus répondit : « Ne fait-il pas jour pendant douze heures ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui. » Les disciples ne comprenaient plus grand chose, Lazare était mort depuis deux jours, pourquoi se mettre à nouveau en danger ? Ils étaient encore imperméable à la présence du Saint Esprit, il ne pouvait donc comprendre que celui qui donne la vie, les accompagnaient chaque jour. Ils trébuchaient parce qu’ils ne voyaient pas encore en Jésus le Messie de Dieu.

Une fois revenue en Judée, Marthe dit au Seigneur : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Quand Jésus vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d’une émotion profonde. Combien de fois avons-nous tempêté contre Dieu en pensant qu’il s’enfichait de nos épreuves, combien de fois avons-nous pensé qu’il était devenu sourd à nos appels. Pourtant l’évangile nous dit ici : Que Jésus fut bouleversé d’une émotion profonde. Jésus pleura. Les Juifs se dirent : « Voyez comme il l’aimait ! »

Dieu nous aime, Jésus t’aime, toi qui en ce jour médite ce texte. Jésus nous ressuscite chaque jour un peu plus, car bien que physiquement nous sommes vivant, spirituellement nous sommes souvent à l’agonie. Pour certain la mort les a déjà rejoint, et l’ignorance de la parole les a déjà condamné. « Celui qui aura gardé sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera », dit Jésus à ses disciples. (Mt 10.39.) La mort physique, est le début de la vie éternelle quand elle est en Dieu. Mais la mort spirituelle peut-être la fin de toute vie. Le retour à la vie de Lazare nous montre à quel point Dieu par son Fils est le tout puissant et la foi de Marthe ne la trompe pas. « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t’accordera tout ce que tu lui demanderas. »

Nous connaissons tous comment se termine cette aventure pour Lazare. Quand sera-t-il pour nous ? Aurons-nous cette foi dont Marthe fait preuve, ou continuerons-nous à penser que Dieu n’entend pas nos cris de détresse ? Pour ma part je dis à Dieu : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais si j’ai parlé, c’est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé. »

Amen.