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Meditation

La décision de Jésus, de vivre les évènements à venir pour le salut de l’humanité, avait été prise avec fermeté. Pas de retour en arrière, ni de regret, il lui fallait accomplir les desseins du Père pour tous les hommes. Afin de réserver un lieu où se reposait, Jésus envoya des messagers au-devant de Lui. Aujourd’hui les moyens de communications nous permettent de réservé dans un lieu, sans envoyé de messager. Mais l’évangéliste nous dit : « On refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. » La Samarie séparait à l’époque, le territoire de Judée, où se situait Capernaüm et celui de la Galilée, où se trouvaient Jérusalem. L’animosité entre les Juifs et les Samaritains remontaient à très longtemps : à la suite de la conquête de la ville de Samarie, par le roi d’Assyrie, à cause de son péché. Pour mieux comprendre cela, il nous faut relire le deuxième livre des rois. (2 Rois 17.1-24).

Mécontent de cet affront fait au Maître, Jacques et Jean, laissèrent leur cœur se remplir de colère et du désir de détruire la Samarie et les Samaritains ; « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? » Voilà un comportement qui ne sied pas à un cœur de miséricorde, un cœur prêt à donner sa vie pour ses semblables. Aussi Jésus les réprimanda, car jamais la destruction d’un peuple n’a apporté la paix dans le monde. Bien au contraire, la soif de pouvoir, nous le voyons encore de nos jours, n’a fait que s’accentuer chez les nations sans Dieu. Le dessein de Dieu, en son Fils Jésus, était de réconcilier tous les hommes à Lui, sans exception. Et c’est pour cela que Jésus, montait vers Jérusalem. Pour que par sa vie donnée, tous les hommes de la terre puissent vivre en paix avec Dieu, sous son regard bienveillant.

Frères et sœurs, c’est par la vie de Jésus donné à la croix, que le salut nous est acquis. Elle n’a pas été acquis par notre violence faite au Fils bien-aimé, mais par le don parfait de la grâce de Dieu. Souvenez-vous des paroles de Jésus à la croix : « Père, pardonne-leur ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23.34) Aussi bien que Jésus défendit Jacques et Jean de faire descendre le feu du ciel sur les samaritains, il intercéda auprès du Père pour que ses assassins ne périssent point pour leur forfait. C’est ainsi que gratuitement, depuis plus de deux mille ans que la miséricorde de Dieu s’exerce pour chacun de nous chaque jour. Et c’est inlassablement que Jésus intercède en notre faveur, auprès du Père, afin qu’aucun de nous ne se perde.

Amen.