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Méditation

C’est au Maître, et les disciples l’avaient bien compris, que les rapports sur leur service devaient se faire ; devant lui, tout que ce que nous disons et faisons doit être contrôlé et approuvé. C’est ainsi que nous pourrons apprendre de lui, si nous avons agi selon sa pensée, et que nous pourrons acquérir la sagesse nécessaire pour le servir toujours mieux.

Les disciples trouvaient en Jésus un cœur plein de sollicitude à leur égard. Lui le Maître parfait, et autant serviteur parfait, sait que le travail ne s’accomplit pas sans fatigue, car lui-même s’assit, fatigué sur le bord du puits de Sichar (Jn 4.6). Il les invite à venir à l’écart, dans le désert, afin de se reposer un peu. Jésus, qui est le même aujourd’hui pour les siens, ne demande pas plus à ses faibles serviteurs, qu’ils ne peuvent accomplir, et il prend soin d’eux avec le même amour. Combien le méchant esclave se trompait lorsqu’il disait : « Maître, je savais, que tu es un homme dur » (Matthieu 25.24). Puissent tous ceux qui connaissent Jésus le servir fidèlement en tout, sachant combien il est un Maître bienfaisant, plein de bonté envers tous, petits et grands, afin qu’aussi, le temps du service achevé, il puisse leur dire : « Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton Maître » (Mt 25.21).

Ce récit contient aussi un enseignement à ne pas négliger, Jésus invite les disciples à se reposer dans un lieu désert ; non seulement c’était nécessaire à cause du mouvement de la foule, mais Jésus veut leur enseigner, et nous aussi, à faire comme lui. En effet, son service achevé, Jésus se retirait à l’écart dans la solitude, plutôt que de s’exposer à recevoir les louanges des hommes. La place qu’il nous faut occuper après le service se trouve auprès du Seigneur, et non en présence de l’admiration des hommes et des frères, car si le serviteur a l’occasion de raconter à d’autres qu’à son Maître tout ce qu’il a fait, il court le danger de s’élever par la considération dont il peut être l’objet. À l’écart, devant Jésus, qui est le modèle parfait, son service peut apparaître avec toutes les défectuosités qui le caractérisent, ainsi il est gardé dans l’humilité et dans un jugement sain de lui-même et de ses œuvres, ce qui le rendra toujours plus propre à s’acquitter fidèlement de sa tâche, quelle qu’elle soit.

Les disciples font bien-sûr l’expérience que le vrai repos ne se trouve pas ici-bas. Dans ce monde on peut, comme Jésus nous le dit, se reposer « un peu », afin de continuer son travail, tandis que le vrai repos, le repos de Dieu, dont nous jouirons éternellement, c’est celui qui est appelé « le repos sabbatique » en (Hébreux 4.9). Le croyant doit s’appliquer à y entrer, au lieu de s’arrêter en route et de chercher le repos dans les louanges de hommes ou dans les conforts de ce monde. Tant que nous sommes ici-bas, des besoins abondent autour de nous et l’amour ne peut trouver du repos au milieu des besoins ; nous en faisons l’expérience au quotidien. Soyons attentif aux préceptes de notre seigneur et Maître, et laissons-nous, nous aussi instruire par Jésus, source de toutes grâces et de toutes possibilités.

Amen.