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Méditation

« La justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste. Guides aveugles ! » Jésus utilise la rudesse des mots pour qualifier les Pharisiens. Il sait qu’ils ont adopté de mauvaises habitudes et il veut les secouer, tout en nous appelant à a vigilance pour ne pas tomber dans les mêmes vices. Celui qui a, à demeure en lui les préceptes de Dieu et qui les mets en pratique, et un homme averti, qui a, à demeure en lui, Dieu. Voilà un homme qui marche dans la foi, et qui par sa foi marche dans la grâce.

Jésus appelle la communauté chrétienne, les bergers, les pasteurs, et tous ceux qui se disent disciples du Christ, à examiner leur conscience. Sommes-nous soucieux des valeurs fondamentales instaurés par Dieu ? Donnons-nous plus de valeur aux normes qu’aux personnes ? Imposons-nous aux autres ce que nous-mêmes nous n’arrivons pas à respecter ? Parlons-nous avec la supériorité de nos connaissances ou avec l’humilité de notre cœur ? Les fidèles voient-t-ils dans leurs pasteurs des hommes de Dieu, qui font la différence entre le superflu et le fondamental ?

Les responsables des églises, et des communautés, doivent agir avec vigilance pour ne pas tomber dans ces attitudes dénoncées par Jésus. Nous devons aussi nous rappeler que tout chrétien homme ou femme peut abriter en lui un pharisien "aveugle". Jésus nous invite à : « purifie d’abord l’intérieur de la coupe afin que l’extérieur aussi devienne pur » (Mt 23.26). Là où le regard des hommes ne peut pénétrer, les yeux de Dieu eux le peuvent. C’est du cœur que vient tout mauvais dessein, l’apparence est bien souvent trompeuse.

Cette parole qui nous est donné en ce jour, ne vient pas du passé et ne concerne pas seulement les contemporains de Jésus. Cette parole est pour nous aujourd’hui, nous qui revendiquons le statut de disciple du Christ. C’est l’amour et la justice qui découle de la parole de Dieu, que nous devons pratiquer. La justice de Dieu, n’est pas de traduire en jugement l’homme. La justice de Dieu, c’est l’ajustement de l’homme à Dieu. L’homme devient alors miséricordieux, charitable, fidèle, juste, artisan de paix, porteur de joie et d’espérance pour les autres.

Comprenons bien ce que Jésus nous dit à travers cette phrase : « Vous enlevez le moucheron avec un filtre, et vous avalez le chameau ! » Nous donnons à nos actes un ordre de grandeur, et nous nous leurrons nous même, sur ce qui est agréable à Dieu. Notre argent, nos courbettes, nos apparences trompeuses, n’est un leurre que pour nous même. Notre salut ne dépend pas de nos œuvres, mais de notre foi et de l’amour que nous dispenserons aux autres

Seigneur toi qui ajuste les hommes à ta justice, et les rends fidèles. Donne-nous la force et la persévérance contre les forces des ténèbres et les travers de notre humanité, qui nous entraîne à t’offenser par une conduite pécheresse. Que le temple de l’Esprit que nous sommes, devienne par ta grâce, un refuge d’espérance, d’amour et d’exemple pour tous les hommes de la terre.

Amen.