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Meditation

Dans de nombreuses situations la cupidité entraine l’homme à sa perdition, vol, meurtre, débauche etc. Mais dans ce récit nous voyons que l’homme ne croyant plus à la puissance de Dieu pour délivre son peuple livre Dieu à la cruauté du monde. Judas ne croyant pas à une royauté diriger par l’amour, va se laisse attirer et corrompre, par l’argent facile. « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? »

Notre époque ressemble étrangement au temps de Jésus. De nos jours justes pour un malentendu nous livrons nos frères et sœurs au scandale. Pourtant Jésus nous exhorte à pardonner. Quand Pierre lui pose la question : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. (Mt 18.21) C’est à dire toujours. La miséricorde de Dieu ne se comptabilise pas. Elle est infinie, comme est infinie sa justice. Et en Dieu, justice et miséricorde se confondent, et ne font qu’un.

Judas a vécu avec Jésus, comme Pierre et les autres apôtres. Eh bien qu’il le suivait, et entendait la bonne nouvelle, Juda n’avait pas compris la mission de Jésus, il n’avait pas compris les enseignements que le Maître, prodiguait à tous. Il n’avait jamais cherché à le rencontrer, intimement et véritablement. Il écoutait les enseignements de Jésus, sans les entendre. Il en est de même pour bon nombre d’entre nous lors de nos rassemblements. Nous écoutons la parole de Dieu et les enseignements sans véritablement les entendre. Comment mettre en pratique, quand on a pas entendu et compris, alors qu’on a écouté ?

« Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Les disciples étaient profondément attristés nous dit l’écriture. Jésus lui-même, fut bouleversé au plus profond de lui. (Jn 13.21) Quand les discordes, les divisions, ou les trahisons surviennent au sein d’une communauté spirituelle ou d’une église, cela ne peut réjouir personne. Nous contristons le Seigneur et nous attristons le Saint Esprit, l’empêchant d’agir pour notre salut.

"Malheureux l’homme par qui le Fils de l’homme est livré" ! « Rabbi, serait-ce moi ? » Judas feint un grand respect, une incrédulité hypocrite. Les autres disciples appellent Jésus « Seigneur » Judas lui s’adresse à Jésus en disant : « Rabbi », maître, comme si c’était une excuse pour renier le Seigneur et le trahir, non comme Dieu mais comme maître seulement. Le Seigneur aurait pu lui dire : « N’as-tu pas convenu de recevoir de l’argent et tu oses me demander cela ? » Mais Jésus, très miséricordieux ne dit rien de tout cela. Jésus n’est pas l’accusateur, il est le sauveur ! C’est l’homme (Judas) qui détruit sa relation avec Dieu, et non l’inverse. C’est l’homme qui se tourne vers la mort et le malheur, alors que Dieu lui propose la vie et le bonheur. De même quand nous péchons, quand nous disons du mal de nos frères et sœurs, quand nous sommes artisans de divisions, nous rompons notre relation avec Dieu, privant notre âme de la seule source de vie. Nous privons notre corps des bienfaits de l’eau et du sang de la grâce, qui coule du cœur transpercé du Christ.

Jésus a tout dépensé pour nous, plus follement que le fils prodigue. Il part les mains vides, le cœur libre, tout a été cloué à la croix. La liberté souveraine de Jésus nous sauve. Jésus emporte dans sa pâque toutes nos trahisons, il ne compte pas nos fautes. Il nous prend dans son amour comme nous sommes et nous conduit vers le Père, qui est la vie en abondance.

Amen.