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Meditation

Ce passage des évangiles s’adresse à toutes les nations, mais aussi à chacun de nous. Nous sommes invités à craindre le Christ, si nous ne l’avons pas choisi comme Seigneur et Maître dans ce monde. Le Fils de l’homme est ici le berger qui sépare les brebis des boucs. Les brebis sont placés à sa droite et les boucs à sa gauche. Il connaît ses brebis, elles sont reconnaissable parce qu’elles ont écouté et reçu les messagers que le Seigneur leur a envoyés. Elles se distinguent des boucs en ce qu’elles ont accueilli ceux qui, au travers de beaucoup de privations, de douleurs et de persécutions, leur ont apporté l’Évangile du royaume, service que le Seigneur considère comme rendu à lui-même. Jésus dit aux douze, lorsqu’il les envoie annoncer ce même Évangile « Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste. Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. » (Mt 10.40-42)

En bon berger, Jésus prend patience, Il donne aux brebis que nous sommes le temps du repentir. Il nous appelle à nous réfugier auprès de Lui, afin de nous prodiguer les soins nécessaires dont nous avons besoin. Il veille sur chacun de nous, comme sur la prunelle de ses propres yeux. Il nous ramène à Lui, sans quel que soit nos fautes, afin de nous donner la vie éternelle. Le Seigneur tient compte de tout ce qui est fait à ceux qui lui appartient, en bien ou en mal, comme si c’était à Lui qu’on l’avait fait. C’est pourquoi il dit à Saul, lorsqu’il l’arrêta sur le chemin de Damas : « Pourquoi me persécutes-tu ? » Saul ne savait pas qu’il persécutait le Seigneur, en persécutant ceux qui croyaient en lui. Il en est toujours de même aujourd’hui à cause de l’union qui existe entre Jésus et les croyants, puisque chaque croyant est membre du corps du Christ. Nous devons donc porter à chacun d’eux la bienveillance, le respect, la considération, et l’amour qui sont dus au Seigneur.

Accueillons donc avec joie cette bénédiction précieuse, faveur que nous accorde le Fils de l’homme : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » N’oublions pas qu’à chaque fois que nous ouvrirons les portes de notre cœur à l’indigent, qu’à chaque fois que nous tendrons la main au plus petit c’est à Jésus Lui-même que nous l’aurons fait.

Amen.