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Meditation

« Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? » L’homme à bien des difficultés avec son ego, en cherchant à connaître le rang qu’il occupera auprès de Dieu, il se prive de connaissance sur la vie et les réalités du Royaume. Aussi, Jésus va prendre pour exemple, la simplicité, la candeur, l’innocence d’un enfant, pour décrire ce que Dieu attend des hommes. « Celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. » Leur dit Jésus.

Mais qui peut être plus grand que Dieu ? Pourquoi donc chercher à faire du Royaume, la réplique de ce monde dans lequel nous vivons ? L’homme cherche égoïstement sa volonté et son bien-être. Il est prêt à débarrasser la terre et la mer, de tout ce qui encombre le moindre de ses mouvements, le moindre de ses désirs ou de ses loisirs. La notion de grandeur s’exprime chez l’homme, par un besoin de pouvoir, de domination, de suprématie. L’homme ne veut pas seulement être une créature, il veut être le créateur. C’est en écoutant Satan que l’homme s’est détourné de Dieu. Satan dit à Adam à propos du fruit de l’arbre de la connaissance : « Dieu sait bien que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme Dieu, choisissant vous-mêmes entre le bien et le mal. » (Gn 3.5)

L’image de l’enfant n’exprime en aucun cas une petitesse physique, ou intellectuelle, mais la vie de celui qui sert et qui obéit, grandissant en maturité et indépendance, nécessaire à l’épanouissement spirituel de l’homme. Dieu veut que l’homme soit responsable et qu’il agisse de façon responsable. Comme un Père bienveillant, il nous recommande de nous aimer. « Gardez-vous, nous dit-il, de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. » Aucun de nos frères ici-bas, ne doit souffrir d’être rejeté, humilié, calomnié, nous dit Jésus.

Ayez le même comportement que celui de Dieu le Père en direction de vos frères. « Le Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. » Qu’aucun de nos frères ne se perde à cause de nous, ou ne s’égare. (Mc 9.42) Comme le bon berger, allons à la recherche des brebis égarées, et ramenons les dans les verts pâturages de Dieu, faites de communion fraternelle, de réconciliation, rassembler autour de notre souverain dans la louange et l’action de grâce. Par le témoignage de notre vie, montrons au monde et à ceux qui vivent dans le monde, que la présence du berger éternel est en nous. Ainsi nous pourrons ramener vers Dieu notre Père tous ceux qui se sont égarées.

Amen.