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Méditation

« C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. » Jésus nous donne la paix, sa paix, une paix patiente, sans révolte, ni colère, sans indignation, ni désir de vengeance, ainsi en est-il de la paix de Dieu. L’évangélisation nécessite en effet que le cœur de l’évangéliste soit en paix, établir la paix au sein de ses disciples était d’une importance capitale, car les évènements à venir auraient pu susciter, un soulèvement de leur part, ainsi que de la part de tous ceux qui croyait en Jésus. Le Fils de Dieu devait être ce serviteur souffrant, et non un serviteur guerroyant pour la conquête du Royaume. C’est à l’amour qu’on vous reconnaîtra enfant de Dieu, fils et fille de Dieu.

La paix que Jésus donne aux hommes, ne se négocie pas. Elle est pure grâce, aucune contrepartie ne nous est demandée. Elle n’est pas une situation, qu’on négocie par un traité. La paix de Jésus, n’a rien de comparable en ce monde, elle permet à l’homme d’expérimenter les réalités du Royaume, les réalités de sa propre divinité en Dieu. Le monde négocie sa tranquillité, sa paix par des traités, et même bien souvent en construisant des armes si puissantes qui mène à réfléchir, tout adversaire potentielle. La paix que Jésus nous donne, ne connais ni peur, ni colère, ni vengeance, ni traité d’aucune sorte. Dieu veut que l’homme soit libre de son choix. Même les commandements de Dieu, ne sont en aucune façon, des obligations. Elles sont des balises sur la route des hommes, des directions sûres, dicter par un amour absolu, celui de Dieu. L’Amour, le véritable Amour, nous aide à discerner avec certitude, la véracité et les bienfaits, des prescriptions de Dieu.

« Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. » Les disciples tristes d’entendre ses paroles, sont bien loin des évènements à venir. Jésus les prépare, à vivre avec lui les douleurs de sa passion, la cruauté infligé à son corps, sa mort, puis la joie de sa résurrection. Qui d’entre nous se réjouit de voir un être cher s’en aller ? Qui d’entre nous peut accueillir la mort, comme une entrée dans la vie ? Jésus n’a pas cessé de le répéter durant son ministère public. La mort ouvre les portes de la vie éternelle, elle ouvre les portes de la vie en Dieu, dans son éternité. Jésus offre par son sacrifice à tous les hommes, une véritable filiation à Dieu, ainsi que la certitude de la vie, malgré leurs fautes. « Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. » Le Père est miséricorde infini, il est pardon, il est don de la vie, don du salut.

En Jésus, l’adversaire ne pouvait trouver prise. Mais en nous, en notre humanité qui est faiblesse, le mal trouve toujours prise et s’y accroche. En invitant ses disciples à partir, Jésus les invite à ne jamais se complaire dans ce qui apparait dans le monde, comme un havre de paix. Bon nombre de situation dans nos vies, nous leurre et nous entraine à considérer les richesses de ce monde, les traités de paix comme seul source de bien-être, de joie et de vie véritable. Jésus nous invite à la vigilance. L’adversaire rode, il cherche à détourner l’homme de sa véritable vocation, et cela est un jeu d’enfant pour lui.

Frères et sœurs ne faisons pas de la paix du monde, de ses richesses matérielles, ainsi que de l’individualisme, de l’égoïsme, et de l’orgueil, une raison de vivre. Choisissons la vie est le bonheur, que nous propose le Seigneur. C’est aujourd’hui que Jésus nous appelle à être ses disciples, c’est maintenant qu’il nous invite à nous lever et à combattre pour la cause du Royaume. Que la toute-puissance de son Esprit nous vienne en aide, qu’il bouscule en nous les murs de l’incrédulité et qu’il brise les chaines de nos servitudes. Pour qu’avec lui dès aujourd’hui nous goûtions à la joie de la vie éternelle.

Amen.