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Meditation

Pour suivre Jésus, il nous faut lui permettre d’avoir totalement droit sur notre cœur. N’a-t-il pas quitté la gloire dont il jouissait auprès du Père pour venir ouvrir le chemin du Royaume à l’homme perdu ? C’est pourquoi l’homme doit abandonner tout ce qui caractérise le monde et qui est étranger à la vie de Dieu. Suivre Jésus, ce n’est pas se dire fini les problèmes, fini les galères quotidiennes etc. Les disciples les premiers vont s’en rendre compte, ils pensaient qu’en accompagnant le Seigneur, ils seraient à l’abri des difficultés. Il nous faut prendre conscience que bien que nous ayons le Seigneur comme Maitre de notre vie, nous avons aussi un adversaire capable de susciter des orages dans cette même vie, Satan.

N’ayant plus pouvoir sur nous, il tentera notre chair, provoquera des déluges, des épreuves tel que les pandémies, les discordes, le meurtre, l’adultère, le mensonge, l’égocentrisme, bref, tout ce qui conduit l’homme à rejeter Dieu, pour faire sa propre volonté. La tempête qui surprend et effraie les disciples, nous enseigne en ce jour combien notre humanité est fragile, et limité dans sa croyance en Dieu. Malgré leur effroi et les dangers apparents du voyage, Jésus aurait dû suffire aux disciples, n’était-il pas avec eux dans la barque ? L’Éternel ne dit-il pas au résidu d’Israël qui passe par l’orage de la persécution : « Ne crains point, car je suis avec toi ? » (Is 41.10) Le Seigneur dormait, certes, mais il était avec eux.

Que manquait-il alors aux disciples pour qu’ils aient totalement confiance en Lui ? la connaissance de la gloire de sa personne ! S’ils l’avaient connue véritablement, ils n’auraient pas été effrayés, sachant qu’ils avaient avec eux le Créateur du monde, venu dans la forme d’un homme pour accomplir les conseils éternels de Dieu. Ils auraient compris que sa vie ne pouvait être en danger, et que les flots ne pouvaient l’engloutir, même eux, puisqu’ils étaient avec lui. L’homme souvent ne croit en la puissance et en l’amour de Dieu que s’il le voit en activité en sa faveur. Sinon, le Seigneur nous paraît, comme cela s’est produit pour les disciples, indifférent aux circonstances dramatiques de notre vie.

Nous aussi comme eux jadis nous perdons pied et nous le réveillons : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. » Si le Seigneur parfois éprouve notre foi, c’est afin de la fortifier. En manifestant sa puissance et sa bonté envers chacun de nous, il nous apprend chaque jour à mieux le connaitre, pour mieux lui faire con-fiance. Celui qui le connait et qui vit intimement sa présence, peut comme le psalmiste dire : « Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi. » (Ps 23.4)

Amen.