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Meditation

Bien que les scribes et les docteurs de la loi reconnaissent que Jésus enseigne avec autorité, ce n’est que pour un court moment. Le vieil homme reprend vite sa place, et les mauvaises manies retrouvent leurs raisons d’être. Eh bien que nous soyons interpellés chaque jour par les miracles, les signes, et les prodiges qui ont encore lieu de nos jours, il nous est difficile de construire avec Dieu une véritable proximité. Il est vrai que l’homme s’interroge, mais il ne va pas au-delà de la simple réflexion. « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Le merveilleux nous attire, mais il ne nous apprend pas à construire une relation profonde, et durable avec Dieu.

Si la lèpre est une figure du péché dans son caractère de souillure, la paralysie est la représentation de l’incapacité dans laquelle le péché plonge l’homme dès lors qu’il s’agit pour lui d’accomplir la volonté de Dieu. La fièvre ici symbolise le péché qui prive les enfants de Dieu du repos et de la paix, part de celui qui a été amené à Dieu. Toute l’activité fiévreuse, qui augmente de plus en plus dans ce monde, vient de ce que l’homme, loin de Dieu, cherche sa propre satisfaction dans ce que le monde peut offrir. Il s’agite pour l’obtenir, et c’est cette terrible distraction qui l’empêche de penser à Dieu et de voir son état dans sa présence ! De cette manière, l’homme est incapable de servir Dieu, car il pense ne pas avoir assez de temps pour lui-même, aussi comment peut-il en consacrer à Dieu. Lorsque le Seigneur toucha la main de la belle-mère de Pierre, « la fièvre la quitta ; et elle se leva et le servit ». Quand Dieu accomplit son œuvre dans une âme et la délivre de la puissance du péché qui cause en elle agitation, et fièvre, cette âme peut alors jouir du repos de la conscience et du cœur ; elle est en paix ; elle possède le calme et peut ainsi servir le Seigneur.

Quand nous laissons Dieu s’approcher de nous, nous prendre par la main, les maux divers qui nous accablent, disparaissent. Les esprits impurs eux même, le reconnaissent, et sortent, expulser par sa simple présence. Frères, prenons conscience que l’ignorance des écritures, les mauvaises habitudes spirituelles nous éloigne de Dieu, tout comme la pratique des traditions que nous avons prisent, qui souvent nous éloigne de nos assemblées, non pas parce qu’elles sont mauvaise ou pas crédible, mais parce qu’elles nous enferment dans des dé-rives qui parfois deviennent sectaire. A cela s’ajoute les blessures causaient par un frère ou une situation mal vécue, qui laisse à croire que nous ne venons pas pour Dieu, mais pour les hommes.

Frères ! N’attendons pas l’épreuve pour venir à Jésus. Il ne vient pas nous juger, il ne vient pas nous condamner. Il ne vient pas non plus, pour les justes, ou pour ceux qui croient être pur par leurs propres efforts. Il vient pour les pécheurs et les malades, pour ceux qui commettent l’iniquité, et qui ont du mal à s’approcher de Dieu. C’est pour eux, qu’il est la bonne nouvelle de l’évangile. « C’est pour cela que je suis sorti. » C’est pour chacun de nous qu’il est sorti d’auprès du Père, avec pour cadeau la vie éternelle.

Amen.