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Meditation

« Tu vois ces grands bâtiments. Eh bien, il ne restera pas ici une seule pierre sur une autre, tout sera détruit. » Ne pensait point que Jésus ici, prononce une malédiction, certes les disciples ne comprenant pas pourquoi Jésus parle de cela, et ils l’interrogent : « Dis-nous : Quand est-ce que cela va arriver ? Comment allons-nous savoir que c’est le moment ? » Jésus va alors les enseigner à ne pas s’attacher à ce qui est terrestre, ses pierres si belles soient elles sont appelés à disparaitre. D’ailleurs le temple de Jérusalem, qui fut pour un temps donné la demeure de Dieu parmi les hommes, sera détruit. Oui Dieu s’est trouvé une autre demeure, elle n’est pas toujours sure, mais c’est ce qui plut à Dieu, le cœur de l’homme. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Cor 3.16) Dieu qui est un être vivant, ne pouvait indéfiniment vivre dans un temple de pierre. Il a besoin d’une structure humaine, d’un habitacle corporel, pour agir entant que vivant. Et c’est en chacun de nous que Dieu a choisi de vivre et de s’exprimer, pour que l’homme reçoive le bonheur et la vie promis par Lui.

En faisant de nous son temple, Dieu nous montre la grandeur de son amour pour l’homme, objet de sa complaisance. Et c’est le sacrifice de Jésus à la croix qui nous octroi la grâce d’être le temple de la présence de Dieu, temple du Saint Esprit. Dieu l’avait annoncé par la bouche d’Ezékiel : « Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois. » (Ez 36.27) Dieu a depuis bien longtemps accordé sa confiance à l’homme malgré sa nature rebelle, mais l’homme n’a pas su faire confiance à Dieu. Trompé par sa volonté, ses désirs impurs, son orgueil, et son insuffisance, sa soif de pouvoir, l’homme a rejeté Dieu et ses préceptes qui sont abondance de vie et de bonheur. Il a préféré les richesses éphémères de ce monde, aux richesses éternelles du Royaume.

« Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes. » (1 Cor 3.17) Dieu nous invite à ne plus agir, à l’encontre de ses recommandations. Le bonheur et la vie de l’homme en dépend. Car ses dans la foi et l’application de ses préceptes, que l’homme héritera du Royaume de Dieu. N’oublions pas que c’est : « En l’homme que tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. » (Ep 2.21)

Au questionnement des disciples, le Seigneurs répond : « Attention, ne vous laissez pas tromper ! Beaucoup de gens vont venir en prenant mon nom. Ils diront : C’est moi le Messie ! » Jésus nous met en garde contre tous ceux, qui par le merveilleux et les discours de prospérité chercheront à nous attirer à eux. Ceux qui diront que pour recevoir les bienfaits de Dieu, il nous faut être généreux par nos offrandes. Ceux qui sous prétexte qu’on ne partage pas leur vision des saintes écritures, ou leur manière de pratiquer la spiritualité, écartent, marginalisent et fustigent leurs frères. L’amour du Christ aurait dû depuis bien longtemps, réunifier, et unifier les églises. Les divergences, les différences d’opinions ou de pratiques existent, et elles peuvent parfois être constructives. Mais en cas elles ne doivent constituer un obstacle à la bonne volonté de tous les chrétiens dans la mise en pratique de la parole de Dieu. Jésus n’a-t-il pas dit : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’on vous reconnaîtra pour mes disciples ? » (Jn 13.35)

L’homme qui cherche Dieu, espère parfois le découvrir au sein d’une religion. Le moyen le plus efficace pour le voir, se trouve en celui qu’i a envoyé, Jésus Christ. Il est le seul a enseigné que Dieu est notre Père, le seul a enseigné sa profonde miséricorde. Nombreux sont ceux qui le cherchent en se laissant guider par les saintes écritures, d’autres encore par leur conviction intérieure qui leur révèle sa présence. Mais quel que soit notre manière de chercher Dieu, le plus important c’est de le chercher ensemble. N’oublions pas cette phrase de Jésus qui dit ; « Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi. » (Mt 11.25-26.) Jésus nous invite à ne rejeter personne, car la connaissance de Dieu a été répandu en chacun et notamment aux petits.

Jésus par sa passion, sa mort et sa résurrection, nous a montré de quel amour il nous a aimés. En nous donnant le commandement de l’amour, Jésus nous montre le chemin infaillible, qui unifie les hommes et qui les mène au Royaume. N’est-il pas le chemin, la vérité et la vie ? La morale que nous entendons si fréquemment ci et là, provoque bien souvent plus de division, que de concorde. Jésus ne nous a-t-il pas recommandé de regarder plutôt, la poutre que nous avions dans nos yeux, au lieu de regarder la paille dans les yeux de nos frères ?

L’amour du prochain est long à enfanter. Marie et Joseph ont dut fuir en Égypte, traverser des moments difficile, avant d’accoucher et de livrer aux hommes dans une mangeoire le fruit de l’amour de Dieu. L’angoisse, la peur, la pauvreté, le rejet, n’est-ce pas ce qu’ils ont vécus avant de mettre au monde l’enfant Dieu ? L’amour que l’homme doit enfanter, et qui unifiera nos églises, ne peut venir que de Dieu. Combien de fuite, combien de renoncement, combien de reniement devrons-nous vivre ? Jusqu’à ce jour, nous avons vécu en consommateur de l’amour de Dieu, alors que nous devrions être acteur au sein de cet amour.

« Veillons et prions car nous ne savons ni le jour, ni l’heure. » Seigneur avant que nous surprenne ta venue, met en nous le désir profond de l’unité et de la fraternité. Que chacun en ce jour, quel que soit notre rang, notre savoir, la notoriété dont nous jouissons, nous puissions dans ton nom puissant vaincre nos différences, notre divergence de point vue, et nous plonger ensemble dans la plaie de ton cœur transpercé, source de ton amour, source d’unité, de fraternité et de salut éternel.

Amen.