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Meditation

« Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Voilà une recommandation que bon nombre de chrétiens refusent de mettre en pratique, et qui demande l’humilité la plus totale. Quand nous savons, que monde cours après les prouesses de toutes sortes, où seuls les mérites du savoir et les richesses financières sont essentielles, nous pouvons nous interroger sur les dérives qui mènent ce monde à sa déchéance. Y-a-t-il de nos jours quelqu’un prêt à faire don de lui-même, et à devenir serviteur de tous ? Nous serions plutôt tentés d’asservir, que d’être don de nous-même ? Nombreux sont ceux qui sont admiratifs devant ceux qui sont serviable et plein d’attention pour leur prochain, mais peut, sont disposé à en être un exemple vivant. En nous invitant à méditer sur nos aspirations de grandeur, de pouvoir, et de richesses, Jésus nous invite à prendre conscience de toutes les difficultés qu’elles engendrent dans l’obtention du Royaume.

Pour Jacques, elles sont source de « jalousies et de rivalités qui mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes. » (Jc 3.16-4) L’humilité qui caractérise notre Seigneur, sa promptitude à servir, n’ont pas convaincu les scribes et les pharisiens de sa Messianité. Ils refusaient l’évidence même, par cupidité, orgueil, égoïsme, soif de pouvoir. En n’accueillant pas Jésus, c’est Dieu lui-même qu’il n’accueillait pas. Elle est dérangeante la sagesse de Dieu pour ceux qui vive de rapine, de calomnie, d’adultère, de violence, de débauche, de luxure. « La sagesse qui vient de Dieu est d’abord droiture, et par suite elle est paix, tolérance, compréhension ; elle est pleine de miséricorde et féconde en bienfaits, sans partialité et sans hypocrisie. C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix. » (Jc 3.17-18) Voilà pourquoi elle nous dérange, voilà pourquoi le Christ dérange. Il ne dérange pas seulement ceux qui ont du mal à croire, les sceptiques, les biens pensants, les orgueilleux. Le Christ dérange, et parfois même les chrétiens que nous sommes, notamment quand nous n’aspirons qu’à faire notre volonté, et non celle de Dieu. Qui oserait dire, que le Christ n’a pas été dérangeant pour lui, alors qu’il allait commettre le mal ? Qui oserait dire qu’il n’est pas pécheur, et qu’il n’a jamais offensé et contristé l’Esprit de Dieu qui vit en lui ? « Tous ont péchés, et sont privés de la gloire de Dieu. » (Ro 3.23)

Frères, toute personne que nous accueillerons avec amour, c’est le Christ lui-même que nous accueillerons. Celui qui s’abaisse sera élevé, de même celui qui vit dans l’humilité, au service des hommes sera reconnu grand et le premier aux yeux de Dieu. Ainsi est la parole de Dieu : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille ne m’accueille pas moi, mais Celui qui m’a envoyé. »

Amen.