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Méditation

« Tous ont péché » (Ro 3.23). Mais tous, ne le reconnaissent pas forcément et par conséquent ils n’éprouvent aucun besoin d’un Sauveur. Il faut souvent un long travail de Dieu pour amener quelqu’un à reconnaître son état de perdition devant Dieu et son incapacité à changer quoi que ce soit. Prenons conscience qu’il est inutile de présenter notre Sauveur à ceux, chez qui cette œuvre n’est pas accomplie. Mais dès qu’une âme a la conviction de sa culpabilité et de son incapacité à effacer un seul de ses péchés, elle accepte avec bonheur, simplement et gratuitement, le salut accompli par la mort de Jésus à la croix. Pour arriver à la conviction de sa culpabilité devant Dieu, il ne faut pas se comparer à d’autres pécheurs, parce qu’on est facilement disposé à se croire meilleur que son prochain.

Tout comme Jésus fut don de Lui pour Matthieu, il l’appelle à le suivre, pour qu’il fasse l’apprentissage du don de soi. Lui qui collectait les impôts à ses frères bien plus qu’il ne le devait par des taxes trop lourde, le voilà appelé à se mettre à la suite du Christ, et à vivre de la providence, en abandonnant les richesses qu’il avait accumulé. Nous voyons ici que sa vie pécheresse, ne fut à aucun moment un obstacle à l’appelle de Dieu. Qui connaît mieux le cœur de l’homme que Dieu ? Ce que nous voyons dans notre humanité, n’est bien souvent que l’extérieur. L’homme peut se parer de pierre précieuse, d’or et de toute sorte de bijoux, si à l’intérieur il n’est que rébellion et iniquité, sa laideur bien qu’invisible aux yeux des hommes, ne peut échapper au regard de Dieu.

Au questionnement de scribes et des pharisiens : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Nous pourrions dire parce qu’il est miséricorde, et qu’il est amour, et cela est bien vrai. « Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Au regard de cette parole nous pouvons aussi dire que Jésus est le médecin des âmes. La tempérance de l’homme en les choses terrestres, n’est pas un danger pour sa vie. Mais l’abus des choses de ce monde, est un danger pour l’âme. L’homme sans Dieu courre vers à sa destruction, car il se laisse porter au gré des vents de ce monde. Malgré les mauvais desseins de l’homme pour son Fils, Dieu le Père n’hésita pas. Pour sauver les ingrats que nous sommes, il a donné la vie de son bien-aimé à la croix. Donneriez-vous la vie de votre fils pour votre voisin, votre cousin, où même votre frère ? Il certainement nécessaire de méditer tout cela, avant d’y répondre. Bien souvent des réponses faciles et prétentieuses pendent à nos lèvres. Mais quand serait-il si on nous demandait de les mettre en pratique aujourd’hui ?

« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C’est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. » Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, nous dit Paul. (Ro 3.23) Les Scribes et les Pharisiens semblait l’ignorer, peut être pensaient-ils pouvoir être sauvé sans le Christ ? « Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. » Reconnaissons que nous sommes pécheur, et même si cela n’est pas très glorieux pour nous, reconnaissons-le en offrant à Christ tout ce qui fait notre opprobre. Afin que par son sang versé à la croix, nous soyons purifier, et comme Matthieu appelé à vivre dans son éternité.

Amen.