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Meditation

« Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement ! » Cette question, bon nombre de nos contemporains, se la posent encore aujourd’hui. Elle est même d’actualité chez bon nombre de chrétien, notamment, quand vient l’épreuve, quand des maladies incurables nous frappent, ou lors de catastrophes naturelles entrainants la mort et la destruction de l’homme est de ce qu’il a bâti. Jésus est tantôt Dieu, ou simplement un homme selon ce qui nous arrive. Malgré les témoignages, les prodiges et les signes qui ne cessent d’être accomplies par Jésus à travers les âges, nombreux encore, sont ceux qui refusent de croire.

« Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. » Cette phrase ne s’adresse pas qu’aux contemporains de Jésus, elle nous concerne nous aussi. Il est vrai que chacun de nous, a reçu le libre-arbitre, nous pouvons être ou de ne pas être les brebis du Seigneur. Dieu veut que l’homme soit libre dans ses choix, et ses décisions. Vous me direz alors, pourquoi Dieu insiste-t-il pour que l’homme mette en pratique ses préceptes et sa volonté, plutôt que les préceptes et la volonté de l’homme ? La réponse nous est donnée par le Christ lui-même : « Sans moi vous ne feriez rien de bon. » Ou encore : « En dehors de moi, point de salut. » Il nous suffit aujourd’hui de contempler le monde pour nous rendre compte des limites humaines. Lorsque Thomas constate que Jésus est bel et bien ressuscité, il n’hésite pas à s’exclamer : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20 :28) Ce que Jésus lui avait enseigné avant sa mort se confirme, Thomas ne peut plus rien réfuter. Il en est de même pour nous aujourd’hui. Dans sa grande bonté Dieu nous informe, que tous les chemins du monde, même les plus ruisselants de biens, de richesses diverses, ou d’or, ne peuvent conduire l’homme vers le Royaume.

Jésus est, que nous le voulions ou pas, le chemin, la vérité et la vie ! Lui seul à le pouvoir de nous conduire, aux portes de la céleste cité. Il est le seul berger, à qui tout pouvoir a été donné sur la terre et dans les cieux, pour rassembler et conduire les brebis de Dieu, vers la Jérusalem céleste. « Tous ceux qui sont venu avant moi, n’était que des brigands, des voleurs et des mercenaires. » Nous dits Jésus. Ceux qui m’appartiennent reconnaissent ma voix. « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main. » Voilà une promesse qui s’accomplit chaque jour, dans le quotidien et l’intimité de chacun. Car chaque jour passé avec le Christ, fait grandir en nous la dimension du Royaume, et leurs réalités deviennent une évidence à nos yeux, afin que nous devenions Un avec Lui, et ne plus être qu’un en Lui dans le Père, Dieu nous invite à imiter son Fils, pour devenir nous aussi des fils et des filles de Dieu. Il nous invite à devenir brebis d’espérance pour tous nos frères et sœurs du monde. Car qui mieux qu’une brebis peut attirer une autre brebis ?

A la question de Jésus, pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me tuer à coups de pierres ? les scribes et les pharisiens lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, c’est parce que tu blasphèmes : tu n’es qu’un homme, et tu prétends être Dieu. » Peut ont scrutés les écritures, sans en saisir le sens, sans même y voir les réalités du Royaume ? Oui ! Sans le Saint Esprit, l’homme ne peut voir la bonne nouvelle que sont les écritures saintes. Les pharisiens et les docteurs de la loi, n’ont pas vues la bonne nouvelle qui s’y trouvait, puisqu’ils rejetaient Jésus. Pourtant les signes et les prodiges qu’il réalisait, témoignaient qu’il était le fils de Dieu, qu’il était Dieu. « Quand bien même vous refuseriez de me croire, » leur dit Jésus, voyez les œuvres, croyez qu’elles authentifient mon identité.

Jésus nous invite à regarder au-delà des apparences humaines, Lui, mais aussi tous les autres hommes. Il nous recommande de regarder avec les yeux de notre cœur, et de discerner selon les œuvres. « Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. » (Mt 7.18) L’homme bon et intègre, ne peut être qualifié de voyou, quand ses œuvres montrent sa droiture et ses qualités de cœur. Celui qui est doux et humble de cœur, ne peut être présenté comme violent, et vaniteux quand ses œuvres témoignent pour lui de sa tendresse et de son humilité.

S’il est vrai que de nos jours beaucoup reconnaissent en Jésus le Fils de Dieu, leur spiritualité liée aux traditions populaires les empêche encore, de voir les réalités du Royaume et la grandeur de celui en qui ils croient. Les contemporains de Jésus, faisaient de même. La tradition juive, les empêchait de voir la Messianité de Jésus en sa simplicité et son humilité. Leurs yeux frappaient de cécité, ne pouvait distinguer la stature Royal de Jésus. Ce charpentier disaient-ils, même si ses enseignements sont véridiques et inspirés de Dieu, ne peut être le Fils de Dieu. L’homme cherche un Dieu à son image et à sa ressemblance, c’est pourquoi le sens véritable des écritures lui échappe.

Seigneur, ouvre notre intelligence et donne nous de comprendre les saintes écritures. Par ton Esprit enseigne-nous, met en nos cœurs la bonne nouvelle du Royaume, et sur nos lèvres le désir de la propager. Alors reviendrons vers toi toutes les brebis égarées de ce monde.

Amen.