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Méditation

« Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants ! » En crucifiant Jésus, le peuple juif se condamnait lui-même à une multitude d’épreuves. Dans leur inconscience, les juifs rejetaient Dieu en son Fils, se privant ainsi de sa présence et du salut promis. Le plus extraordinaire est que Jésus continuait, à enseigner malgré les fouets et la croix qui meurtrissaient sa chair. « Voici venir des jours où l’on dira : “Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !” Alors on dira aux montagnes : “Tombez sur nous”, et aux collines : “Cachez-nous.” Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? » Jésus était le bois vert, plein de vigueur pour Dieu ; le peuple était le bois sec, sans vie et sans fruit pour Dieu. Ce langage figuré rappelle les préparatifs d’un siège d’une ville, en effet on coupait tous les arbres qui l’entouraient, bien qu’en pleine vigueur ; ils étaient comptés comme inutiles si donc, on n’épargnait pas les arbres verts, c’est sans scrupule qu’on abattait ceux qui étaient secs. Puisque les Juifs ont, dans leur haine, agi sans pitié, sans miséricorde envers Jésus ; en retranchant de la terre celui qui leur apportait la bénédiction et la vie, que ne fera pas à ce peuple la colère de Dieu lorsque le temps de sa patience sera écoulé ?

« Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » Cette prière, Jésus le dis au Père pour chacun de nous chaque jour, comme jadis il l’a fait pour ses meurtriers. C’est en vertu de cette intercession que Dieu fit grâce aux Juifs, comme peuple, les apôtres par leur ministère, amena, il est vrai à la conversion des milliers d’entre eux. Mais le refus persistant de recevoir le Christ amena la ruine définitive sur la nation. Qui aurais pu croire en un homme cloué au bois d’une croix, prétendant pouvoir sauver l’humanité tout entière par son sacrifice ? L’un des malfaiteurs crucifiés avec Jésus, montra à l’image des prêtres son agnosticisme sur l’identité véritable de Jésus. « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » L’autre, lui, reconnu en Jésus le Messie tant attendu, aussi il confessa son indignité, et s’indigna de l’injustice dont Jésus faisait l’objet. « Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume ! » La confession de foi du larron repentant, trouva écho dans le cœur de Dieu. « Jésus lui dit : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. »

L’injustice conduit l’homme au dénie de Dieu, la haine, la violence, la calomnie, nous fait ressembler à ceux qui crucifièrent le juste des justes en le clouant à la croix. Voulons-nous ressembler au Christ, ou à ceux qui l’ont crucifié ? Cette question, mérite que nous nous examinions avec sérieux. Vivre selon les préceptes du Christ, n’est pas toujours facile. C’est pourquoi il est important de veiller et de prier, car nous ne savons ni l’heure, ni le jour !

Comme le malfaiteur repentant, confessons-nous aussi nos fautes et croyons en la miséricorde de Dieu, en son Fils Jésus Christ. Tenons ferme dans la foi devant tous ceux qui refusent le Christ, afin de recevoir au terme de cette vie ici-bas la vie éternelle

Amen.