Dans la même rubrique...

Méditation

Riches et pauvres avaient pour devoir jadis, de participer au bon fonctionnement du temple, en y apportant une contribution, appelée la dîme. Moïse a introduit la dîme à cause de la prêtrise et du système de sacrifices, car Israël devait être une théocratie (Régime politique dans lequel le pouvoir est considéré comme venant directement de Dieu et exercé par ceux qui sont investis de l’autorité religieuse). Cela ne fut pas établi en référence à la dîme qu’Abraham versa au roi Melchisédek. Il nous faut prendre conscience qu’Abraham, versa une dîme sur des biens appartenant à ceux qu’il avait vaincus, et qui était un butin de guerre. De nos jours, le peuple de Dieu a toujours pour devoir d’apporter leur soutien, mais de manière financière au bon fonctionnement de leurs églises, afin que ceux qui exercent un ministère, prêtres, pasteurs et diacres, puissent vivre décemment de leurs fonctions.

Dans ce texte, Jésus met en lumière l’offrande d’une pauvre veuve, qui se déleste du peu qui lui restait pour vivre, afin de respecter la loi de Moïse. Ceux qui étaient riches eux, ne donnaient que leurs superflus, espérant que Dieu augmenterait encore et encore leur fortune. Cette pauvre veuve, en donnant son seul moyen de subsistance, faisait don d’elle-même à Dieu. Pourquoi Jésus met-il en évidence ce que nous appelons bien souvent un petit point de l’écriture ? Parce que Dieu nous invite, à être chaque jour, comme cette pauvre veuve, don de nous-même pour notre prochain. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mt 22-39) Dieu lui-même, n’a-t-il pas donné la vie de Jésus pour chacun de nous ?

Sommes-nous prêts, à l’image de cette femme, à donner ce qui nous reste pour vivre une relation plus intime avec Dieu ? « Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite, afin que ton aumône se fasse en secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Mt 6.3-4) Ne soyons pas comme le pharisien orgueilleux qui disait : « Je donne la dîme (Lc 18.12), montrant par là sa générosité. » Votre offrande doit être pour vous, comme l’accomplissement d’un devoir. « Ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Mt 6.4)

Jésus ne nous invite pas en ce jour à nous défaire de notre argent, de nos richesses, mais de tout ce qui nous éloigne de Dieu. Il nous invite à offrir véritablement notre cœur à Dieu, comme un présent agréable. N’oublions pas que c’est par Jésus Christ, que nous sommes devenus enfant de Dieu, et que ce n’est pas notre argent qu’il désire, mais le salut de nos âmes.

Amen.