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Méditation

Dans cette parabole, Jésus nous expose la manière dont Dieu a agi envers son peuple dès son origine. Mais le peu de résultat obtenus, nous montre combien est grande la faute des gérants de la vigne. Ces hommes avaient pour responsabilité l’enseignement du peuple dans la connaissance de Dieu, mais au lieu de cela ils leur enseignèrent à être homicide. L’image de la vigne représente le peuple d’Israël, et les fruits attendu par Dieu ; l’amour de Dieu et du prochain, la bonté, la bienséance, l’entraide, le partage, etc. C’est ce que Dieu cherchait en l’homme, mais rien de tout cela ne vit le jour. Pourtant Dieu avait placé Israël dans des conditions exceptionnellement favorables, dans un pays ou coulait le lait et le miel. Il l’avait entouré de sa puissante protection et leur prodigué une relation intime, afin de voir si, grâce aux soins qu’il lui prodiguait, il obtiendrait du fruit, à savoir une conduite qui répondait à ses pensées exprimées par la loi. Mais au lieu de produire un bon fruit, la vigne produisit un fruit amer. Cela démontrait une mauvaise gérance, la culpabilité des chefs religieux, et non pas une incapacité humaine à produire du bon fruit pour Dieu.

Malgré cette triste expérience et l’irresponsabilité de ses gérants, le Maître se dit : « Que vais-je faire ? Je vais envoyer mon fils bien-aimé : peut-être que lui, ils le respecteront ! » Dieu, dans sa grande patience, va user de bonté et d’amour, afin de leur montrer combien il tient au salut des hommes. Mais la faiblesse de Dieu ne fit que manifester l’inimitié de cœur de l’homme, sa révolte et son désir d’indépendance vis-à-vis de Dieu. Aussi ils raisonnèrent ainsi : « Voici l’héritier. Tuons-le, pour que l’héritage soit à nous.” Et, après l’avoir jeté hors de la vigne, ils le tuèrent. »

Par l’exemple d’Israël, Dieu met en évidence ce qu’est véritablement le cœur de l’homme. Non seulement il ne veut pas rendre à Dieu ce qui lui revient, mais il veut posséder l’héritage ; en excluant Dieu de tout pour être le maître absolu sur cette terre. Une terre qui n’est en rien l’héritage à venir, car les biens de ce monde disparaitront pour laisser place au Royaume. Bien que Jésus aurait voulu que rien de dramatique ne survienne, et ne prive Israël de la présence et de la puissance de Dieu, son discours et sa présence n’était pas souhaité. « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle. Tout homme qui tombera sur cette pierre s’y brisera ; celui sur qui elle tombera, elle le réduira en poussière ! » Israël se privera lui-même de Dieu en rejetant son Fils bien-aimé Jésus Christ, la grâce qui leur était accordé est alors donné à tout ceux qui accueilleront Jésus et qui l’accepteront comme unique sauveur.

Frères et sœurs bien-aimés, rendons à Dieu ce qui appartient à Dieu. Bien que nous sommes dans ce monde, nous n’appartenons pas au monde, mais à celui qui nous à donner la vie par Jésus le Christ notre Seigneur.

Amen.