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Méditation

Les pharisiens et les sadducéens, désigner dans ce texte, sont pour les premiers des gens religieux, et pour les seconds des libres-penseurs ; mais ils sont aussi incrédules les uns que les autres, quant à la personne de Jésus. Cependant leur conscience mal à l’aise et leur incrédulité font qu’ils demandent un signe du ciel. Mais comme le Seigneur l’avait déjà dit aux scribes et aux pharisiens au chapitre 12, qu’il ne leur sera donné que le signe de Jonas, Jésus va simplement leur reprocher de savoir discerner les signes du temps qu’il fera le lendemain en scrutant le ciel. « Quand le soir est venu, vous dites : Il fera beau temps, car le ciel est rouge ; et le matin, vous dites : y aura aujourd’hui de l’orage, car le ciel est d’un rouge sombre. Hypocrites, vous savez bien discerner l’apparence du ciel, et vous ne pouvez discerner les signes des temps ? »

Nous voyons ici combien est grande l’opposition du cœur de l’homme envers Dieu. Lorsque Dieu dit au roi Achaz de lui demander un signe, le roi s’y refusa, feignant une confiance qui ne permet pas à un homme pieux de tenter Dieu ; pourtant nous connaissons l’impiété de ce souverain. (Is 7.10-12) Cependant Dieu lui fera savoir le signe, la naissance de l’Emmanuel, (Is 7.14) Celui qui, au milieu de son peuple, donnerai par sa vie, les preuves de ce qu’il est, en grâce et en puissance. Mais chose terrible, ils n’ont pas voulu de lui comme souverain, ils ont préféré César. Rappelons-nous de cette question de Pilate : « Crucifierai-je votre roi ? Les principaux sacrificateurs répondirent : Nous n’avons de roi que César. » (Jn 19.15)

Comme les contemporains de Jésus, nous aussi, nous recherchons des signes, des prodiges, pour nous aider à croire en Dieu. Notre spiritualité basée sur les traditions nous entraine souvent à rechercher le coté merveilleux de la grâce, et non pas une véritable conversion. « Maintenant encore, dit l’Éternel, Revenez à moi de tout votre cœur, Avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations ! » (Joël 2.12) La grâce de Dieu, qui nous est donné par son fils Jésus, nous est acquise quoiqu’il arrive par notre foi. C’est pourquoi il nous faut prendre conscience que les signes et les prodiges qui nous sont accordés, le sont par surcroit. Ce ne sont pas nos œuvres, qui vont nous sauver, mais bien notre foi en Christ.

Amen.