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Méditation

Le Psalmiste dit : « Quand Dieu rassemblera son peuple, sa gloire apparaîtra. Les nations craindront le nom du Seigneur, et tous les rois de la terre, sa gloire : quand le Seigneur rebâtira Sion, quand il apparaîtra dans sa gloire, il se tournera vers la prière du spolié, il n’aura pas méprisé sa prière. » (Ps 102) Le texte qui nous est donné de médité en ce jour, fait suite à la multiplication des pains, rassemblement du peuple autour de Jésus. Après avoir renvoyé les foules, Jésus gravit la montagne pour prier. Figure de sa position de nos jours. En effet Jésus est monté au ciel pour s’occuper de ceux qui, en attendant son retour, traversent les nuits orageuses de ce monde. Toujours vivant il intercède en faveur des siens, il connait les dangers du chemin qu’il a lui-même parcouru, c’est pourquoi il vient secourir au moment opportun ceux qui y passent après lui.

En effet par Jésus Christ, tous, autant que nous sommes, nous bénéficions de la clémence du Père, malgré nos nombreux Péchés. Le Prix payer, la rançon de notre rachat, fut le don de la vie de Jésus. « Vous serez mon peuple, et je serai votre Dieu. » La nouvelle alliance en Jésus Christ, va encore plus profondément que les alliances précédentes, elle va puiser dans le cœur de Dieu à la croix, l’amour qui fait de nous des enfants de Dieu. Il est bon de savoir qu’au-dessus de nous tous tout se trouve le Seigneur dans toute sa gloire. Agissant en faveur de tous ceux qui affrontent les aléas de la vie, et leurs diverses épreuves. Il fait entendre sa voix et agit au moment opportun, rassurant les siens, les encourageant par sa Parole : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »

A tous ceux qui comme Pierre, désireux de venir à Jésus mais qui dans la faiblesse de leur humanité doute, Jésus leur dit :« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Dieu nous invite en Jésus, à voir les réalités du Royaume. Plus rien ne peut engloutir l’homme, s’il a foi en Dieu. Aucune tempête, aucun séisme, rien ne peut séparer de Dieu l’homme qui croit. Vous me direz : Mais que faisons-nous de nos faiblesses humaines, n’est-ce pas elles qui nous entraîne à pécher contre Dieu ? N’est-ce pas elles qui génèrent en chacun de nous l’incrédulité ? Jésus nous dit alors par la bouche de Paul : « C’est quand vous être faible que vous êtes fort. » (2Co 13.4) L’homme fort, l’homme juste n’a pas besoin de Dieu. Seuls les malades ont besoin du médecin, seuls les pécheurs ont besoin de la miséricorde de Dieu et du salut promis.

Pierre, malgré la proximité et la relation qui était la sienne avec Jésus douta. C’est pourquoi il ne put marcher sur l’eau. Le doute, la peur de s’enfoncer dans l’inconnu, paralyse souvent notre foi. Elles nous font douter de l’agir de Dieu, dans nos épreuves, eh bien souvent même dans notre vie. Pierre n’a pas hésité dans lors de sa demande : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l’eau. » Notre foi, reconnaissons-le, devient vacillante aussitôt qu’il nous faut affronter les eaux tumultueuses de la vie. Nous avons comme Pierre, peur de nous enfoncer dans les eaux profondes du mystère de la vie de Dieu. Tout comme nous avons peur d’affronter les vents puissants, du mystère de la vie de Dieu, qui pourtant emportent nos péchés. Il est vrai qu’aussitôt le calme revenu, par l’agir du Seigneur, nous nous prosternons, et nous reconnaissons véritablement qu’il est le Messie, le Fils de Dieu. Aussi n’oublions pas que c’est par la foi en Lui que nous sommes sauvés. N’oublions jamais, qu’aucun péché, puisse-t-il être un abîme d’abjection, n’épuisera la Miséricorde divine.

Amen.