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Méditation

La doctrine légale, sous lequel les Juifs voulaient absolument demeurer, ne pouvait convenir au misérable état dans lequel l’homme était tombé. Aussi pour pouvoir accuser Jésus, les docteurs de la loi lui demande s’il est permis de guérir le jour du sabbat. La guérison de l’homme, et les paroles de vérité que Jésus leur adressa, les exaspérèrent au point qu’ils tinrent conseil pour le faire mourir. Les pharisiens eux même, ne tenaient pas compte du sabbat, concernant la sauvegarde de leur bétail, leur seul motif, confondre Jésus aux yeux du peuple, afin de discréditer ses actions qui attirait à lui de nombreuse foule.

Jésus, ayant compris le dessein machiavélique de ses détracteurs, se retira de là, suivi de grandes foules, et il guérissait tous les malades. La haine implacable des Juifs à l’égard du Seigneur, ne l’empêchera pas de répondre aux nombreux besoins de la foule malgré l’animosité de ses chefs. L’amour du Seigneur ne cherchait qu’à se satisfaire à lui-même, en faisant du bien, en délivrant ceux que le diable avait asservis à sa puissance (Act 10.38) Jésus était venu accomplir la volonté du Père, et non attirer sur lui l’attention curieuse des hommes, et encore moins leurs louanges. D’ailleurs en recommandant à ceux qui avaient été guéris de ne point parler de tout cela, il accomplissait cette parole d’Isaïe : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme trouve son plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui ; il fera valoir le jugement à l’égard des nations. Il ne criera pas, et il n’élèvera pas sa voix, et il ne la fera pas entendre dans la rue. Il ne brisera pas le roseau froissé, et n’éteindra pas le lin qui brûle à peine. Il fera valoir le jugement en faveur de la vérité. Il ne se lassera pas, et il ne se hâtera pas, jusqu’à ce qu’il ait établi le juste jugement sur la terre ; et les îles s’attendront à sa loi. » (Is 42.1-4)

La qualité de l’amour, que nous dispensons aux autres, a de l’importance aux yeux de Dieu. Le Seigneur ne nous demande pas seulement d’accueillir l’amour des autres, il nous exhorte au don total de notre vie pour les autres. « Malheureux ceux, qui, du fond de leur lit, méditent le crime, élaborent le mal ! » (Mi 2.1) Les serviteurs, choisis, doivent être image et ressemblance de Jésus auprès des hommes, doux et humble de cœur ! Ils ont pour devoir la mise en pratique des préceptes de Dieu, et l’obéissance à son Fils Jésus, en toute circonstance. Quand l’homme exprime son amour en direction des autres, quand il écrit un livre, peint un paysage, ou compose une symphonie, il exprime la nature même de Dieu, et la créativité qu’il a reçue de Lui par grâce. Il est alors image et ressemblance de Dieu. A chaque fois que l’homme raisonne, s’examine, exprime le désir d’aimer, d’établir la paix, la communication et le dialogue, il exprime la volonté de Dieu.

C’est en tout cela que Dieu le Père trouve plaisir. N’oublions pas nous dits Paul : « Que ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. »

Amen.