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Méditation

« Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité ? » La question que posent les chefs religieux à Jésus, serait Légitime si l’ordre public, et religieux, était menacé. Mais ici, la motivation de ses dignitaires, est tout autre. Ils ne veulent pas avoir une réponse, ils veulent juste empêcher Jésus d’exercer son ministère, sa mission. Ils veulent trouver une raison de le discréditer devant la foule, qui à cause de ses œuvres croyait qu’il était un grand prophète. Ils ne pouvaient supporter l’autorité de Jésus, car ils avaient la prétention de la posséder.

« Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t’a donné cette autorité ? » Les responsables religieux et les anciens, avaient vu juste, Jésus avait l’autorité, et cette autorité, s’accompagnait du pouvoir. Personne ne pouvait nier cette extraordinaire puissance que Jésus avait, sur la maladie, les démons, la nature. Mais le temps n’était pas encore venu pour Jésus de révéler aux hommes qui il était. S’il leur dit, j’agis de ma propre autorité, il ment sur sa personne, et se discrédite lui-même auprès de la foule. S’il répond : « Je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite du Tout–Puissant et venant sur les nuées du ciel » (Mt 26.64), il est crucifié, avant même avoir rempli sa mission. C’est pourquoi, il leur répondit en les questionnant sur les actes de Jean Baptiste. Ces hommes prétentieux préférèrent passer pour des ignorants plutôt que d’énoncer une vérité qui les condamnait devant Dieu, ou une chose erronée qui les aurait exposés à la colère de la foule.

Jésus voulait juste les amener à reconnaître les œuvres de Dieu, mais leurs yeux étaient empêchés de voir. Nous aussi, nous ne voyons pas toujours les œuvres de Dieu dans notre vie. Pourtant elles sont là, dans notre quotidien, dans chaque moment de joies, de peines, d’abondances ou d’indigences, Dieu partage notre vie, en tout instant. Dans nos peines il nous relève, dans nos joies, il fête avec nous. Tout comme pour les contemporains de Jésus, beaucoup d’hommes, et peut être nous-même encore aujourd’hui, sommes opposés à son message, qui est de faire la volonté de Dieu et non la nôtre.

La preuve de la validité de l’autorité, du ministère de Jean Baptiste, et de Jésus, ce sont toutes les vies transformées que nous constatons aujourd’hui dans le christianisme. Aux chefs religieux qui refusaient de croire Jésus dira : « En vérité je vous le dis, les péagers et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu. Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n’avez pas cru en lui. Mais les péagers et les prostituées ont cru en lui, et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui." (Mt 21.31b-32)

Seigneur apprends-nous à faire ta volonté et non la nôtre. Apprends-nous à vivre selon tes préceptes car elles seules sont sources de grâces et de toutes possibilités. Tu nous as dit, c’est par l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra comme mes disciples. Par ton Esprit saint et par ton amour viens valider en nous ton autorité, afin que tous nos frères du monde se convertissent et accèdent au salut promis aux hommes.

Amen.