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Méditation

Le Seigneur nous enseigne la prudence, car là où il nous envoie, bien que nous connaissions bien le terrain, les dangers sont multiples. Ici le serpent représente la ruse, l’intelligence et la colombe la pureté, bien que ses deux natures ne soient pas toujours compatible, si nous parvenions à maintenir ses deux natures dans un parfait équilibre il est certain que la lumière en jaillirait.

Pourquoi notre Seigneur ajoute « prudents comme les serpents ? » C’est une vision qui pourrait-être tout à fait réaliste de la vie du chrétien dans le monde : il faut de la pureté, de la foi, mais aussi de l’intelligence parce que le chrétien ne doit être quelqu’un d’irréfléchi, ni une bonne poire. Le Christ lui-même ne s’est laisser pas crucifier par faiblesse, n’a-t-il pas dit : « Ma vie, personne ne me la prend, c’est moi qui la donne ? » (Jn 10.18) Jésus donne sa vie volontairement, avec intelligence, il sait pourquoi il le fait. Se laisser abuser, tromper, n’est pas forcément un bon témoignage.

Le Seigneur nous invite en tant que disciple, en tant que chrétien, à une spiritualité active, intelligente pour éviter une perversion possible de la douceur et de l’amour. L’indolence, et une trop grande faiblesse, ne sont pas constructives, et porteuses de fruits qui demeurent. L’Évangile n’est pas une incitation à la passivité, Jésus nous invite, à une certaine intelligence spirituelle, simple, douce mais active. Et il faut pour cela tout donner, jusqu’à sa vie. Ne jamais se séparer de son idéal de pureté, ni perdre son âme, en la corrompant au gré des modes et des époques. Il faut être sage pour ne pas manquer de discernement, et fou, si on veut faire strictement la volonté de Dieu en ce monde. Pour le monde la croix fut une folie, mais pour Dieu, elle fut la plus grande des sagesses. Car c’est par elle que l’homme obtient du Fils de Dieu, le rachat de ses fautes, et la vie éternelle.

Amen.