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Méditation

Jésus nous invite dans ce texte, à prendre conscience, de l’importance que revêt la prière qu’on adresse à Dieu. Il ne faut pas que la prière, comme tout exercice de piété envers Dieu, devienne un moyen d’obtenir les louanges d’autrui. La prière chez les nations païennes, comme, malheureusement, dans le christianisme aujourd’hui, est contemplée plutôt comme l’accomplissement d’un acte méritoire que comme la présentation à Dieu de véritables besoins. On s’imagine qu’en offrant de nombreuses prières, on gagnera mieux la faveur de Dieu. L’invention des chapelets en est une preuve criante ; pour compter le nombre des prières que l’on s’impose. Dieu connaît nos besoins avant même que nous ne les lui exposions, c’est à lui que nous parlons ; c’est de lui que nous attendons des réponses ; c’est pourquoi, il n’est nul besoin de le prier de manière à être vu des hommes.

Prier, ce n’est pas répéter inlassablement des formules ou des textes qu’on nous aurait dit efficace. Renouveler inlassablement nos doléances en direction de Dieu le Père, ou de Jésus, relève d’un manque de foi, et ne favorise pas une relation intime, et particulière avec notre Seigneur. Jésus le dit : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. » Les enseignements reçus depuis des décennies, nous ont enfermés dans une tradition de requêtes et de jérémiades quotidienne. Dieu cherche une relation Père, enfant, avec chacun de nous. Jésus nous invite à nous adresser à Dieu notre Père, comme à un être vivant, présent à nos côtés, capable de nous apporter son soutien au quotidien.

Pour être exaucé, il nous faut exprimer nos besoins tout simplement devant Dieu, croyant que nous sommes en sa présence et que comme un Père Il nous écoute attentivement. Pour Dieu, tout ce que nous demandons n’est trop petit, ou trop grand, c’est l’état de notre cœur au moment de la demande qui permettra oui ou non l’obtention de la grâce demandée. N’oublions pas qu’il accorde aux bons et comme aux méchants, quand l’homme qui vers lui. Prenons conscience que la repentance, le pardon, et l’amour, influence le cœur de Dieu à notre égard favorablement.

Frères et sœurs bien-aimé, comme le fils prodigue retrouvons dès aujourd’hui le désir de revenir vers Dieu notre Père. Nos égarements, tous nos manquements à son égard ne sont qu’une goutte d’eau dans le brasier ardent de son cœur, ou bouillonne l’amour inconditionnel qu’il porte à chacun de nous.

Amen.