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Méditation

Le critère de bienheureux dont nous parle Jésus ici, sont bien loin des qualités que le monde perçoit comme tel. Pour le monde, le bienheureux c’est celui qui jouit des richesses financières et matériel de ce monde, ou, davantage que le commun des mortels n’a pas. Pour Jésus, tout cela n’est que conception humaine qui conduit l’homme à sa perte. « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. » Pour Jésus ceux qui sont ainsi désignés, ont besoin d’encouragements, car ils sont dans une position difficile. Pour Celui qui sait ce que c’est le véritable bonheur, ce sont d’abord les pauvres de cœur, ceux qui croient en Dieu et qui agissent comme ses enfants qui sont bienheureux.

« Ne te fie pas à ta propre intelligence, mais place toute ta confiance dans le Seigneur. Appuie-toi sur lui dans tout ce que tu entreprends et il guidera tes pas » (Pr 3.5-6). Heureux ceux qui ont cet esprit de simplicité nous dit Jésus, et qui acceptent librement de se reconnaître tels qu’ils sont. A travers les béatitudes, Jésus nous enseigne à être don de nous-même, à ne pas nous inquiéter, mais à faire confiance à Dieu le Père en toute circonstance, car lui seul sait ce dont nous a besoin. « Rechercher le Royaume, nous dit Jésus (un Royaume qui appartient aux pauvres) et le reste vous sera donné en surcroit. » (Mt 6.25-34) Combien d’hommes et de femmes altruistes, ont su toucher le cœur de Dieu par le don de leur vie au plus démunis. « Heureux les miséricordieux, parce qu’ils obtiendront miséricorde. »

Ce qualificatif utiliser quand l’homme est dans l’abondance, des biens de ce monde, est vu par Jésus comme un malheur. « Malheur à vous quand tous les hommes diront du bien de vous. » (Lc 6.26). Si nous sommes agréables aux hommes en admettant leurs principes, nous passerons par le jugement de Dieu. C’est pourquoi Jésus dit : Heureux les doux, Heureux ceux qui pleurent, Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, pauvreté du cœur de l’homme qui met sa foi et son espérance en Dieu. Abraham quitta son pays, sa famille, la maison de son père, pour atteindre la terre promise. Nous, il nous faut accepter la pauvreté, le dépouillement de soi, et vivre de notre seule foi, en la promesse du christ pour être cohéritier avec lui du Royaume. Dans notre société, celui qui est doux, passe bien souvent pour un faible. Que nous dit les écritures ; « Ne t’enflamme pas contre les méchants … compte sur le Seigneur et agis bien pour demeurer dans le pays et paître en sécurité … compte sur lui, il agira … reste calme près du Seigneur et espère en lui, laisse la colère, abandonne la fureur ». (Ps 37) Dieu nous met en garde, nous invite à la vigilance, contre toute colère, violence, injustice car nous ferions, à notre tour, nous aussi, le mal que nous dénonçons, notre agir serait alors mauvais et ne reflèterait en rien l’agir et la bonté de Dieu.

Seigneur, toi qui sondes les cœurs et les reins, tu connais la pauvreté de cœur de chacun de nous. Il nous est plus facile, au plus fort de l’épreuve de baisser les bras, que de porter notre croix fièrement. En ce jour Père éternel, affermi notre foi, notre détermination à rejeter le mal et tout ce qui conduit au mal, c’est ainsi que nous nous revêtirons de ta douceur et de ton humilité, c’est ainsi que nous serons appelés bienheureux.

Amen.