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Méditation

« On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Marie n’avait pas plus de discernement que les disciples ; elle aurait dû savoir aussi bien que les autres disciples, que Jésus ressusciterait. De plus Jésus l’avait à maintes reprises souligné certes indirectement, dans ses enseignements. Mais Marie leur était supérieure en ce que rien ne pouvait combler le vide immense qu’éprouvait son cœur en l’absence de son Seigneur. Aucun des disciples n’avait bénéficié d’une délivrance semblable à celle de Marie : le Seigneur, ne l’oublions pas, avait chassé hors d’elle sept démons. Elle n’a pas de demeure dans le lieu où son Seigneur a été mis à mort. Ce monde, sans Christ, est pour elle ce qu’il devrait être pour tout croyant, un sépulcre vide. Car tous nous étions, comme elle, sous la puissance de l’ennemi et nous en avons été délivrés par le Seigneur.

Marie, en pleurs, ne peut détacher son regard de l’endroit où elle avait vu déposer le corps de son Seigneur. « Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. » Venus du ciel dans leur pureté immaculée, ils n’attirent pas l’attention de Marie sur eux ; elle a un objet bien supérieur à ces êtres célestes, Jésus. Aussi à leur question : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle répond comme s’ils étaient semblables à des hommes ; leur aspect ne l’impressionne nullement. La valeur de la personne de son Seigneur absent, son amour pour lui, source de sa douleur, éclipsent entièrement ces gloires angéliques. Si nos cœurs étaient plus absorbés par la personne du Seigneur, plus attachés à lui, combien de choses dans ce monde perdraient leur importance et quelle joie nous éprouverions à être occupés que par la présence de Jésus.

Frères et sœurs, recherchons la présence de Jésus, bien plus importante que toutes autres choses en ce monde. Car elle seule peut nous donner le salut.

Amen.