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Méditation

Dans l’intention des hommes la sépulture de Jésus devait être avec celle des méchants ; mais comme il est dit dans le livre d’Isaïe : « Il a été avec le riche dans sa mort, parce qu’il n’avait fait aucune violence, et qu’il n’y avait pas de fraude dans sa bouche. » (Is 53.9) C’est un membre du conseil Joseph d’Arimathie qui réclamera le corps sans vie de Jésus pour le mettre dans un sépulcre taillé dans le roc, lui appartenant certainement, mais où personne n’avait jamais été déposé. Joseph était un homme de bien, juste et recherchant lui aussi le Royaume de Dieu. Dieu prit soin du corps de son Fils bien-aimé afin qu’il n’entre pas en contact avec la souillure occasionnée par la mort d’un pécheur. On déposa Jésus dans un sépulcre où personne n’avait jamais été mis. Jusqu’au bout, même dans la mort, la sainteté de sa personne a été maintenue ; en aucune manière il ne devait voir la corruption. (Ps 16.10)

Dieu avait été mis à part pour ce service, un homme riche. Notons qu’il n’est point fait mention de Joseph d’Arimathie, jusqu’à ce point de l’écriture. Joseph d’Arimathie arrive au moment voulu pour lequel Dieu l’avait préparé. Ceux que Dieu veut employer, pour un service quelconque, sont formés dans le secret, ne fût-ce que pour l’œuvre d’un jour. Ce qui importe pour servir Dieu, c’est d’être séparé du mal. Si Joseph avait pris part à l’infâme conseil des chefs du peuple, il n’aurait pu jouer ce beau rôle annoncé par la prophétie. Il en est de même pour chacun de nous, Dieu nous prépare à une œuvre incomparable ; mais il nous faut garder ses préceptes et les mettre en pratique pour que cette œuvre voulue par Dieu soit parfaite.

Une période, d’une importance incomparable, de l’histoire du monde et de l’éternité venait de se terminer. Jésus, le Fils de Dieu, Fils de l’homme, venu ici-bas pour accomplir les conseils et les œuvres de Dieu ainsi que tout ce que les prophètes avaient annoncé, est mort, rejeté par les hommes, après avoir déployé parmi eux son activité de grâce et de puissance. Le silence du sépulcre succède à l’activité de son amour. Après la loi, Dieu présenta à l’homme son Fils unique, qui lui apportait non pas des exigences de Dieu, mais la grâce. Dieu n’obtint pas plus de succès qu’avec la loi. Souvenons-nous de la parabole des vignerons homicides : « Voici l’héritier, tuons-le ». Dieu ne pouvant rien faire de plus pour l’homme pécheur, l’histoire de l’homme en Adam, aurait dû se terminer moralement à la croix si le fondement de nouvelles relations avec Dieu n’avait pas été posé par la mort du « Fils du Dieu vivant ». La race humaine tout entière aurait été balayée par les jugements de Dieu. Mais, selon ses conseils éternels, un monde nouveau va commencer ; du sein de la mort, la vie surgira par la résurrection du second Homme, du dernier Adam, l’homme des conseils de Dieu, Jésus le Christ notre Seigneur.

Dieu agit par grâce envers les pécheurs que nous sommes, et c’est à travers nous qu’il montrera dans les siècles à venir « les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus » (Ep. 2.7) C’est envers nous, que Dieu agit avec autant de grâce, nous qui sommes, « prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères » (Ro 8.29).

Amen.