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Méditation

D’un commun accord, les membres du sanhédrin n’ayant pu confondre Jésus par leurs faux témoignages, le conduisent à Pilate afin que ce dernier prononce contre lui la peine de mort. Ils ne l’accusent pas de se prétendre fils de Dieu, mais de faits qui pourraient avoir de l’influence sur la stabilité du pouvoir romain en Israël, N’ayant aucune preuve ils vont accuser Jésus de rébellion : « Nous avons trouvé cet homme en train de pousser notre peuple à la révolte. Il empêche les gens de payer l’impôt à l’empereur. Il dit qu’il est lui-même le Messie, un roi. » Pilate était chargé de veiller à ce que rien ne porte atteinte à l’autorité qu’il représentait. Pervertir la nation, c’était compliquer la tâche de Pilate ; défendre de payer le tribut à César et se dire roi, c’était prétendre au pouvoir. De telles accusations ne pouvaient manquer de produire l’effet désiré sur Pilate, qui seul avait le droit de condamner à mort.

Pilate suspicieux, cherche le véritable motif de la présentation de Jésus à son jugement. Il interroge donc Jésus : « Est-ce que tu es le roi des Juifs ? » Jésus lui répond : « C’est toi qui le dis. » L’interrogatoire de Pilate bien que brève, ne le convaincra pas de l’exactitude des allégations formulées contre Jésus. Bien qu’elle soit affirmative, la réponse de Jésus n’engage pas Pilate à le considérer comme un prétendant redoutable à la royauté sur les Juifs ; il connait bien l’autorité absolue que fait peser les Romains sur les nations, aussi, avec assurance Pilate dira aux Juifs : « Je ne trouve pas de raison pour condamner cet homme. » Alors que les païens veulent relâcher le Messie, les croyants réclament sa mort. L’homme cherche un Dieu permissif en tout, un Dieu obéissant à sa volonté. Paul nous dit : « Tout est permis, mais tout n’est pas utile ; tout est permis, mais tout n’édifie pas. » (1 Cor 10.23) L’autorité religieuse, ne cherchait que leur notoriété, et le pouvoir sur tout. Ce que jésus enseignait, affranchissait le peuple et menaçait tout cela. Il devenait urgent de faire taire son message, en l’assassinant au bois de la croix comme un vulgaire malfaiteur. Le juste des justes, subit la plus grande injustice, quelle ironie.

A celui qui est la justice, on impute le péché, et à l’injuste on offre la liberté pour tous ses crimes. Jésus ou Barrabas ? Qui choisiras-tu ? Jésus, ou le monde, la perversion ou la justice ? Jésus nous interpelle, en ce jour nous sommes appelés à faire un choix. Le monde ou le Royaume ? Seigneur aide-nous à discerner toujours, ce qui est véritablement nécessaire à l’épanouissement de notre vie en ce monde, nous t’en prions.

Amen.