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Méditation

Cherchant absolument dans leur haine comment causé la perte de Jésus, les sacrificateurs et les scribes vont infiltrer leurs disciples dans ses réunions, afin de surprendre dans ses paroles de quoi le livrer aux magistrats romains. Habiles et feignants d’être justes, ils interrogent Jésus : « Maître, nous le savons : tu parles et tu enseignes avec droiture, tu es impartial et tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. Nous est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » A quoi sert la flatterie et la subtilité de l’homme pervers en présence de l’Homme parfait ? Jésus n’avait-il pas répondu aux flatteries de Satan lors de la tentation au désert, en lui infligeant une défaite ? Ne découvrirait-il pas la perfidie de ses adversaires, agents de son ennemi vaincu ?

« Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit : Pourquoi me tentez-vous, hypocrites ? » (Mt 22.18) Leur fourberie ne passe pas inaperçu aux yeux de celui qui est juste et parfait, mais sa réponse devait aussi l’être, pour ne pas déstabiliser le contexte politique et générer une rébellion contre l’autorité de Rome. « Montrez-moi une pièce d’argent. De qui porte-t-elle l’effigie et l’inscription ? » Il est clair que Jésus savait que la pièce portait l’effigie de César, aussi sa réponse sera sans ambiguïté : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Dire autre chose, contredirait son caractère de Messie, et provoquerait à coup sûr une révolte contre les romains. Ors Jésus est venu sauver et délivrer le peuple d’un plus grand danger, le péché qui conduit, non pas à la mort du corps, mais à la mort de l’âme.

Jésus nous exhorte en ce jour, à rechercher les réalités du Royaume plutôt que les richesses de ce monde. Cherchait à hériter des bien de ce monde, c’est vouloir posséder la fumée d’un feu de bois, qui au moindre souffle de vent disparaîtra. Frères bien-aimés, Jésus nous offre en ce jour un trésor inestimable, la vie éternelle, saurons-nous la saisir ?

Amen.