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Méditation

L’extrême manque de charité de ce riche, ainsi que sa pauvreté spirituelle nous est ici démontrée. Une matérialité que trop souvent nous refusons de voir, pétri d’orgueil et d’égoïsme, nous sommes aveugles devant les réalités de ce monde. Le Seigneur ne parle pas ici de l’impiété du riche, ni de la piété de Lazare ; ce n’est pas ce que cette parabole nous enseigne. Mais nous pouvons voir que seul le nom de Lazare est donné, et il signifie : « Secours de Dieu » Le nom du riche lu, ne figure pas, pourtant Dieu lui a abondamment donné, mais il ne s’intéresse pas au malheur de ce monde. Aussi son nom n’est pas cité, car il a préféré les bien de ce monde. Prenons garde, car l’homme qui n’est pas en relation avec Dieu et qui lui a préféré les biens de la terre ; il l’oubliera éternellement. Les porte du Royaume s’ouvriront nous dit Jésus, que pour ceux qui aime Dieu et qui prodigueront de l’amour à leur prochain. « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade et vous m’avez visité ; j’étais en prison et vous êtes venus jusqu’à moi ! » Et quand nous lui dirons Seigneur quand avons-nous fait cela pour toi ? Jésus dira à chacun de nous : « Vraiment je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25.34-41)

Cet homme si riche, raisonnait selon la puissance que lui accordait ses richesses financières et matérielles. Le temps que Dieu nous accorde ici-bas, et un temps d’apprentissage de l’amour. Amour du prochain dans le partage des bienfaits que Dieu, nous accorde dans sa grande bonté. Le Royaume que Jésus promet, implique des choix. Nous ne pouvons entrer dans un « règne de vie et de vérité, de grâce et de sainteté, de justice, d’amour et de paix » si notre vie ne témoigne pas de la mise en pratique des préceptes de Dieu. Jésus nous invite à ne pas faire de nos richesses terrestres, un mode de vie. Le bonheur ne nous est pas acquis en cela, la vie éternelle est un cadeau de Dieu, une grâce. Jésus nous invite à construire notre salut, par des œuvres concrètes d’actes de foi ici-bas. Les traditions bien souvent annihilent notre foi, quand nous comptons sur nos œuvres, qui, osons le dire sont bien souvent mauvaises à l’égard du prochain.

L’Évangile nous rappelle aussi, que les morts ne peuvent en aucun cas agir sur notre vie et son devenir. Il n’y a pas de communication entre le monde des morts et des vivants. « S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus. » Jésus nous invite ici à nous nourrir de sa parole, à la méditer. Car c’est par le don de sa vie, aux pécheurs et aux pauvres que nous sommes, que l’homme a reçu en héritage la vie éternelle. Une vie qui ne doit s’exprimer que dans l’amour et par amour.

Rendons donc grâce à Dieu, pour chaque moment où Jésus vient semer en nous les richesses de la vie éternelle. Rendons donc grâce à Dieu, pour sa présence et son incommensurable amour pour tous les hommes.

Amen.